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Premièrement, le duel entre Kengo wa Dondo et She Okitundu en est une parfaite illustration. Le choix des sénateurs s’est porté sur Kengo, en raison de son expérience, de sa formation, de sa crédibilité, ainsi que de sa moralité, son éthique, et de son poids politique – autant de critères en conformité avec le règlement intérieur du Sénat.
En face, She Okitundu misait principalement sur la force numérique de sa famille politique et sur une logique géopolitique sans fondement juridique, ni dans la Constitution, ni dans les textes régissant le Parlement.
Au final, c’est Kengo wa Dondo qui a remporté l’élection.

Deuxièmement, malgré le désordre ambiant au sein de l’Union Sacrée, les acteurs avertis évitent de s’écarter des directives de l’autorité morale, ainsi que des sages de la plateforme. Ces derniers semblent avoir jeté leur dévolu sur un profil compétent, capable de corriger les errements de Vital Kamerhe et de restaurer la stabilité au sein de l’Assemblée nationale. Par ailleurs, tout porte à croire qu’une majorité des députés nationaux soutient également cette candidature.

Troisièmement, les enjeux actuels imposent à l’Assemblée nationale un leadership expérimenté. Confier cette responsabilité à un novice, dépourvu de l’expérience et des qualités nécessaires, relèverait d’une erreur stratégique majeure.
Il n’existe aucune disposition – ni constitutionnelle, ni réglementaire – réservant ce poste à l’UNC ou à une région spécifique comme le Kivu. Il serait donc hasardeux qu’un membre du gouvernement, n’ayant jamais siégé à l’Assemblée nationale, quitte l’exécutif pour briguer ce poste, d’autant plus que son bilan dans les fonctions précédentes reste mitigé.

L’Équateur, rappelons-le, n’a jamais revendiqué la succession de Jeanine Mabunda par un de ses ressortissants. Le Kasaï, de son côté, n’a pas exigé un remplaçant à Boshab après son départ sous Kabila.

Si certains avancent l’argument de la géopolitique ou de la représentativité linguistique comme condition sine qua non, qu’ils se rappellent que sous la présidence de Vital Kamerhe à l’Assemblée nationale, on comptait quatre swahiliphones à des postes clés. Vital Kamerhe et Sama Lukonde etc…

PRINCE KINANA

La relève

Président du MND


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