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« Mon peuple s’est enfoncé dans une léthargie quasi perpétuelle, jour après jour, année après année, il semble somnoler sans fin. Cette torpeur est si profonde que, même en rêve, il aspire à un avenir meilleur, un futur où il pourrait se nourrir suffisamment et se désaltérer avec abondance, sans connaître la privation.

Dans les méandres de ce sommeil profond et persistant, il imagine des soins de santé d’une dignité certaine et d’une qualité irréprochable, espérant ardemment que ses enfants bénéficieront d’une éducation au sein des établissements prestigieux, que l’on ne rencontre que dans les pays où l’excellence académique est de mise. Ce peuple, encore engourdi, n’aspire pas seulement à cela, il souhaite également vivre dans une maison confortable, dotée de tout le confort moderne imaginable; telle qu’un lit douillet qui invite aux rêves les plus sereins, un téléphone dernier cri qui permet de rester connecté au monde, une télévision haute définition qui projette des images d’une clarté sans égale. Cependant, bien qu’entouré de ces désirs, il se désole de vivre dans un monde où la loi du plus fort semble dominer sans partage ni compromis. Ce sommeil a perduré pendant des décennies, laissant dans ce silence assourdissant une urgence criante: le moment de l’éveil est à la fois impératif et imminent.

Pour ma part, je refuse catégoriquement de mourir étouffé sous le joug implanter de l’oppression. Je proclame avec force et conviction que mes principes sont inaliénables, et me bats résolument pour les défendre. Par la grâce de Dieu et à travers le prisme du progrès technologique ainsi que de l’intelligence novatrice qui provient d’ailleurs, nous avons aujourd’hui l’opportunité inestimable d’échanger librement avec le reste du monde.

Dans ce contexte, je me sens habité par un devoir sacré: celui de parler, de converser, d’établir un dialogue fructueux avec tous ceux qui chérissent la littérature et les écrits, ceux capables de persuader, ceux qui stimulent la réflexion approfondie et invitent à la transcendance personnelle. Cela nourrit la croissance intérieure, ce moteur fondamental du développement à la fois individuel et collectif de l’humanité entière.

En ce qui concerne les Congolais, notre émancipation ne pourra être qu’un fruit de notre propre détermination collective. À l’extérieur de nos frontières, le mot « Congolais » évoque l’image d’une personne toujours vêtue avec élégance, en veston et portant des chaussures de marque prestigieuse, avec à la main des diplômes, mais souvent aussi sans un emploi stable ou un logement digne de ce nom. Pourtant, il fut un temps où le Congolais était largement admiré et respecté. Le Congolais, n’est-il pas issu de la terre de Simon Kimbangu, de Lumumba, ce pays de penseurs éminents, de philosophes, d’anthropologues, et tant de savants qui, autrefois, excellaient dans de multiples domaines et projetaient l’éclat du Congo à l’échelle mondiale? Alors, pourquoi donc cette léthargie, surtout lorsqu’il est question de prendre la politique en main, cet art noble de gouverner et de diriger par excellence, avec responsabilité et clairvoyance?

Il est plus que temps de nous réveiller, de nous emparer pleinement de ce riche héritage, et de convertir nos aspirations en actions concrètes et déterminées pour assurer une gestion éclairée et responsable, qui guidera notre nation vers des horizons prometteurs, respectés et respectables.

CKK


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