Face aux enjeux internes et externes dont fait face la République Démocratique du Congo ( RDC) , certaines questions relatives à la politique extérieure méritent d’être posées pour élucider avec pertinence les orientations par rapport à la vraie problématique .
Pour commencer, il y a lieu de se poser ces questions ci-après : La Rd congo est-elle devenue une prostituée internationale ?
En quoi consiste sa politique extérieure ?
Contexte : La diplomatie congolaise, autrefois un instrument de prestige et d’influence régionale, semble aujourd’hui être fragilisée par des crises internes et externes.
Problématique : Pourquoi la diplomatie congolaise est-elle en panne, et comment pourrait-elle être réformée ?
Annonce du plan : Nous verrons d’abord les signes de la panne diplomatique, ensuite les causes de cette crise théorique et pratique, avant d’envisager les conditions d’une relance crédible.
I. Une diplomatie en panne : les symptômes d’un affaiblissement
- Manque de visibilité internationale
Absence d’initiatives majeures dans les forums internationaux.
Faible capacité d’influence sur les dossiers africains (sécurité, environnement, intégration régionale).
- Crise de représentation
Ambassades peu actives ou mal dotées.
Diplomates souvent nommés pour des raisons politiques, non professionnelles.
- Isolement relatif du pays
Difficultés à nouer des alliances stratégiques durables.
Retrait ou marginalisation dans certaines organisations sous-régionales.
II. Une théorie diplomatique en crise : absence de doctrine cohérente
- Flou dans les orientations
Pas de doctrine claire entre diplomatie de développement, de sécurité ou de prestige.
Politiques étrangères souvent réactives, non stratégiques.
- Écart entre le discours et la pratique
Les principes affichés (souveraineté, paix, coopération) ne se traduisent pas en actions concrètes.
- Formation diplomatique insuffisante
Faiblesse des instituts de formation et absence de réflexion académique sur la diplomatie congolaise.
III. Une réforme incertaine : doutes et perspectives
- Réformes souvent superficielles
Changements de structures sans réforme de fond (culture, compétence, moyens).
- Résistances internes
Bureaucratie et clientélisme freinent toute modernisation du service diplomatique.
- Pistes de relance
Redéfinir une doctrine diplomatique claire (centrée sur la paix, le développement et la coopération régionale).
Professionnaliser le corps diplomatique.
Renforcer les moyens logistiques et technologiques.
La diplomatie congolaise souffre donc d’un triple mal : absence de vision, faiblesse institutionnelle et crise de légitimité. Sa relance exige une volonté politique forte et une réforme en profondeur du corps diplomatique, fondée sur la compétence et l’intérêt national.
La république démocratique du Congo doit cerner le jeu et l’enjeu de la guerre dans l’Est afin de savoir comment jouer son rôle et mériter sa place sur la scène internationale.
Que l’on mette fin aux jérémiades, à la politique d’essais-erreurs et de tâtonnements.
Prince kinana
Président du MND
La relève
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